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réflexion sur un parrainage
- Maya
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Je pense qu'il vaut mieux ne pas attendre de retour, ni de remerciements.... il parait que les personnes qui sont débitrices sont très mal à l'aise vis à vis de ceux qui les ont aidées et donc vont disparaitre de leur vie.... je connais bien le problème et si j'arrive à l'accepter maintenant c'est parce qu'on me l'a expliqué.
Sinon on se sent vraiment désabusé.
Je n'avais jamais pensé à la réaction des personnes aidées sous cet angle. Cela peut expliquer pas mal de chose en effet.
Il y a une autre chose qui me vient à l'esprit. Souvent j'ai connu des personnes mal dans leur peau avec des problèmes qui étaient gentilles et une fois leurs problèmes envolés devenaient bcp moins sympathiques et/ou moins intéressantes. Est ce que le bonheur rendrait bête et méchant ?
Message édité par : Maya, à : 13-12-2011 à 16:32
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- Nahéva
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Je n'avais jamais pensé à la réaction des personnes aidées sous cet angle. Cela peut expliquer pas mal de chose en effet
J'ai mis pas mal de temps à comprendre également car je n'avais jamais vu les choses sous cet angle, mais à priori c'est courant. Donc à savoir quand on s'investit auprès de quelqu'un!
Est ce que le bonheur rendrait bête et méchant?
Non heureusement!
Mais sans doute sommes-nous plus aimables quand nous souffrons car nous avons besoin des autres et que c'est un moyen de les attirer.
Certains sont au contraire plus hargneux quand ils souffrent.
Il ne faut pas généraliser car il y a tant de manière d'être sur cette terre que chaque personne est unique dans ses réactions.
On peut être heureux et vouloir communiquer son bonheur aux autres et on peut aussi être malheureux et souhaiter que tout le monde le soit....
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- annie
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Venir en aide aux autres est toujours un défi car il faut être sûr de ce qu'est la personne et être clair avec soi-même sur une éventuelle attente.on ne connait jamais l'autre c'est déjà pas évident sur soi ....
J'ai aidé de nombreuses fois des personnes dans la peine (deuil, divorce) en sachant qu'elles finiraient par reprendre le dessus. Je n'ai fait qu'être présente, je n'ai pas pris en charge. Je suis capable de tenir la distance sur des années s'il le faut mais uniquement parce que je ne m'investis pas totalement et que je sais prendre du recul.
je pense que les cas rencontrés sont toujours différents, parfois c'est du petit accompagnement et parfois du gros. Savoir être patient est la moindre des choses et il vaut mieux prendre du recul et savoir avoir une juste distance, pas toujours facile quand c'est la famille et justement parce qu'il y a l'affectif et que ça fausse le discernement.
Chacun ici-bas doit se prendre en charge car c'est le destin qu'il a choisi et ne doit pas se reposer sur les autres. dans l'idéal bien sûr mais est ce la réalité. SI on part du principe que c'est son destin, on ne fait plus rien.
Apporter une aide est une chose, assister en est une autre.
l'assistance me parait l'aide du départ mais elle ne doit pas rester sur le long court. Il y a des cas où il faut assister les gens, leur mettre le pied à l'étrier et après les guider mais la période d'assistance me parait obligée dans les cas extrême, sur tous les points, notamment celui auquel je pense, raison de ce post.
Dès que je sens que la personne que j'aide ne joue pas le jeu et ne fait rien pour s'en sortir elle-même, je m'en vais, surtout si elle ne veut pas en prendre conscience. idem
On ne peut pas aider quelqu'un qui ne veut pas être aidé.
Mais si je sens une volonté d'aller de l'avant avec les moyens mis en oeuvre, alors je n'hésite pas une seconde à être toute disponible.idem, chacun son rythme, il faut lui laisser le temps mais pas se faire prendre non plus pour un idiot.
Je pense qu'il vaut mieux ne pas attendre de retour, ni de remerciements.... il parait que les personnes qui sont débitrices sont très mal à l'aise vis à vis de ceux qui les ont aidées et donc vont disparaitre de leur vie.... je connais bien le problème et si j'arrive à l'accepter maintenant c'est parce qu'on me l'a expliqué. à ce niveau tu ne peux aider si tu attends que l'autre se plie en 4 pour te remercier continuellement.Après c'est son problème.
Sinon on se sent vraiment désabusé. il me semble que de sentir que l'autre bouge, se prend en charge,guidé, donne le remerciement et l'élan pour continuer et évite justement ce désabus.
le pire de désabus que j'ai connu c'est aider dans ma jeunesse une personne "qui m'en a raconté" et qui, en fait, m'avait menti. Là j'ai freiné mes élans pendant des années.
Pour ma part je n'aide que les personnes qui me sont proches, amis ou famille.
Je suis capable de choses énormes quand il s'agit de mes enfants qui pèsent pourtant très lourd parfois, mais je ne peux en faire autant pour des étrangers. l'aide aux enfants me parait naturelle, l'aide aux étrangers plus du don.
Il faut savoir se protéger et mettre des limites à ce que les autres attendent de nous et à ce que nous sommes en mesure de leur apporter. tout à fait, être bien au clair du pourquoi et sur ses limites.
Le terme de parrainage me dérange un peu, car je n'avais jamais envisagé les choses sous cet angle. je ne savais pas trop comment le nommer mais parrainer une personne adulte-enfant pour l'aider à grandir et sainement.. c'est un peu ça.
Mais si une personne a besoin d'être parrainée et que nous sommes dans la capacité de le faire à ce moment-là, alors il ne faut pas hésiter. Il y a des choses plus fortes que nous qui nous poussent à agir et aller contre les élans de son coeur est néfaste. oui mais foncer aussi car franchement c'est un sacré engagement et on ne sait pas toujours on l'on pose ses pieds. Je pense que l'investissement de la personne est ce qui donnera la direction à prendre.
parrainer quelqu'un pour qu'il s'en sorte s'avère parfois du parcours du combattant , mais peut être de l'ordre de sa survie.
Alors il faut le faire, mais en ne se surestimant pas on ne sait jamais d'avance où ça va nous mener, on ne connait jamais totalement l'autre et parfois l'investissement sur place peut être plus important que celui prévu. Qui peut dire avoir tout prévu ? et là il faut prendre ses responsabilités.
car... charité bien ordonnée commence par soi-même!
tu ne vas pas parrainer quelqu'un si toi même tu ne te guides pas et que tu n'es pas responsable de ta vie, il me semble que c'est évident. Faire ceci demande une confiance en soi et en ses capacités et une certaine lucidité et là, chacun peut juger pour lui, sans avoir les projections de peur des autres. C'est un acte qui demande une longue réflexion et de l'observation.
Message édité par : annie, à : 31-10-2011 à 07:32
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- annie
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je dirai que c'est une réaction égoiste. Voir les gens mielleux parce qu'ils ont besoin de nous et après "ils ne nous connaissent plus", aussi de l'orgueil car ça leur rappelle leur mauvais moment et parfois, ne veulent pas que ce soit dit d'avoir été mal et avoir eu besoin de nous. Là perce aussi le sentiment de supériorité qui ausssitot reprend le dessus pour presque mépriser celui qui a aidé.
le bonheur des autres rend le jaloux, l'envie bête et méchant, ça j'en suis persuadée:S
combien de gens ont envie de partager votre bonheur sincèrement ? souvent c'est peu,voire pas parce que le bonheur parait presque indécent et bizarre.
Les gens cherchent le bonheur à l'extérieur d'eux et ne vous comprennent pas la plupart du temps. Alors quand vous êtes dans le souci, ouf, vous lui ressemblez, il se sent votre égal parce que diminué, justement, parce qu'il se mettait plus dominant. Là derrière, c'est l'orgueil et le pouvoir. Des choses qui devraient s'estomper avec les nouvelles énergies...
Le rapport dominant/dominé c'est toute la vie qu'on le rencontre et pas que chez les animaux.
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l'assistance me parait l'aide du départ mais elle ne doit pas rester sur le long court. Il y a des cas où il faut assister les gens, leur mettre le pied à l'étrier et après les guider mais la période d'assistance me parait obligée dans les cas extrême, sur tous les points, notamment celui auquel je pense, raison de ce post.
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Peux tu nous en dire plus sur ce cas ? Es tu en train de te demander si tu dois aider ou non cette personne ?
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non parce que cela est déjà en place et que je n'ai pas besoin d'autres regards sur la décision d'aider ou non, je l'aide déjà pas mal moralement, je la guide mais c'est très très lourd car beaucoup d'obstacles. C'est d'avoir peut être de votre part, des réflexions que je ne me suis pas encore faites, que j'aurais omises qui m'intéresse parce que le nez dessus on est parfois aveuglé.
Peux tu nous en dire plus sur ce cas ? non, par discrétion.
Es tu en train de te demander si tu dois aider ou non cette personne ?
Donc c'est le stade au dessus qu'il faudrait dans cet accompagnement de vie mais tous les éléments de son côté, notamment une sureté de son engagement à se prendre en charge qui n'a pas l'air d'y être suffisamment alors je suis frileuse.
A un moment de son engagement on ne peut plus reculer et si l'autre ne joue pas le jeu, on se retrouve dans de sacrés problèmes alors il faut bien cerner tous les paramètres avant.
Alors j'attendrais le temps de sentir la chose. Si ça doit se faire, ça se fera, j'aurai des signes.
merci de vos échanges en tous cas.
Pour Nahéva : dans mes réponses, je pense que j'ai répondu à ta question sur ma façon de voir le parrainage.
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